L'actu du Mercredi 13 Mai

L'actu du Mercredi 13 Mai

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265 ME, Lyon se félicite malgré la crise

Foot01.com

Sur tous les fronts à l’heure actuelle, OL Groupe a présenté ses comptes de la saison 2019-2020, arrêtée sur le plan sportif mais pas encore sur le plan comptable.

Si les perspectives ne sont pas réjouissantes avec en effet très peu de chances d’effectuer, comme à son habitude, de belles ventes d’ici la fin du mois de juin, date de bouclage de l’exercice, le bilan actuel est très positif. « Des résultats financiers brillants malgré l’impact de la crise sanitaire », attaque ainsi OL Groupe dans son communiqué de ce mardi soir. Au 30 mars, soit juste après l’interruption des matchs, le produit des activités atteint un chiffre record avec 265 ME, soit en hausse de 20 %. Un résultat lié aux très belles ventes réalisées en début de saison, avec Nabil Fékir et Tanguy Ndombele en tête de gondole, le transfert de Ferland Mendy ayant été pris en compte dans la saison précédente. Pour le reste, les revenus sont proches de l’équilibre, avec tout de même un beau bonus en raison de la tenue de matchs de la Coupe du monde féminine dans le Groupama Stadium. Pour l’avenir, les perspectives s’assombrissent néanmoins, avec la crainte de voir une perte de 50 ME sanctionner cette fin de saison sans match, et sans transfert d’ici au 30 juin.

«  Cet arrêt anticipé en France risque de fortement pénaliser les transferts des clubs français car la situation est plus mauvaise que dans les autres pays. Nos joueurs ne jouent pas et des clubs comme l’OL et le PSG vont jouer les matches européens sans être préparés. Ce sera plus dur que si nous n’avions pas arrêté. On peut craindre des conséquences sur les ventes de joueurs au 30 juin », a prévenu le président de l’OL Jean-Michel Aulas, toujours aussi furieux de voir que les instances et le gouvernement ont décidé d’arrêter le football aussi brutalement, alors que les autres championnats pourraient encore reprendre.

 

 


 

Aulas a baissé son salaire de 30 %

Lequipe.fr

L'OL a annoncé mardi que son président Jean-Michel Aulas avait diminué son salaire de 30 % pour se joindre à l'effort consenti par l'ensemble du personnel.

En marge de la présentation des résultats financiers du club, l'OL a annoncé dans un communiqué que son président Jean-Michel Aulas avait diminué son salaire de 30 % afin de contribuer à « l'effort consenti par l'ensemble du personnel ». Les membres du Comité exécutif ont, eux, accepté une réduction de 15 % pour limiter les pertes économiques causées par la pandémie de Covid-19.

 


 

La date du départ de Florian Maurice à Rennes se précise

Butfootballclub.fr

Futur directeur technique du Stade Rennais, Florian Maurice sait à peu près quand il pourra y poser ses valises, lui qui est toujours sous contrat à l’OL.

Le Stade Rennais a entamé sa révolution. Ce lundi, jour du déconfinement en France, Nicolas Holveck a ainsi pu poser ses valises en Bretagne, lui qui était coincé en Principauté depuis le début de la crise sanitaire.

La deuxième étape de la révolution des Rouge et Noir passe par Florian Maurice, attendu prochainement dans un rôle de directeur technique en provenance de l’OL. Si personne ne veut vraiment se mouiller pour annoncer cette arrivée, sous peine de froisser encore plus le teigneux Jean-Michel Aulas, la prise de fonctions de Maurice se précise.

Selon L’Équipe, l’arrivée de l’homme fort du recrutement de l’OL ces dernières années pourrait ainsi être au plus tôt ce vendredi, au plus tard le 27 mai, selon les sources du quotidien sportif. Au centre des discussions figurera le milieu international Espoirs Eduardo Camavinga (17 ans, sous contrat jusqu’en 2022), ciblé par le PSG et le Real Madrid au mercato d’été.

 


 

Guimarães : « Le foot est le même partout »

OL.fr

Recruté lors du mercato hivernal, Bruno Guimarães se sent déjà comme à la maison. Le Brésilien de 22 ans, aussi vite adopté par les supporters qu’adapté à son nouvel environnement, a impressionné lors de ses premières prestations. Pour les médias de l’OL, le milieu de terrain a accepté de revenir, en longueur et avec déjà quelques mots en français, sur ses débuts avec le club. 1ère partie.

« Bruno, comment as-tu vécu cette période ?

C’est très difficile. On n’a pas pu s’entraîner. Je n’ai jamais vécu une telle chose. J’habite avec des amis. La famille est à Rio au Brésil. Après le confinement, ma famille va me rejoindra à Lyon… Je ne sais pas cuisiner. J’ai seulement mangé… J’ai acheté un chien. On va me le livrer.
 
Quelle a été ta réaction après la décision de l’arrêt de la Ligue 1 ?

C’est très triste. Je vois d’ailleurs que dans d’autres pays, le foot va reprendre. Je pense qu’il y a un peu d’injustice. On aurait pu attendre. On avait des ambitions cette saison. Cela me laisse vraiment un sentiment de tristesse, à l’image de toute l’équipe. Le maintien de la Champions League laisse de l’espoir. Je veux jouer. Le foot me manque beaucoup. J’espère que nous pourrons jouer contre la Juventus.
 
Comment juges-tu tes débuts sur le terrain avec l’OL ?

Je suis très heureux et content de mes débuts. On a joué de grands matches avec le derby, le PSG, la Juventus. J’aime mon équipe et les personnes avec qui on travaille. J’aime aussi cette ville. Je ne suis pas surpris de mon adaptation aussi rapide sur le terrain. Je pense que le foot est le même partout, le foot c’est le foot. Je suis très content de mon intégration. Les choses se sont mieux passées que ce que je pouvais imaginer. Mais je savais que je venais jouer dans un grand club, avec un beau public qui est là pour supporter ses joueurs. Je ne suis pas étonné, je savais que ce public était passionné. »

 


 

Aulas alerté, le vestiaire va exploser si Depay reste

Foot01.com

L’été s’annonce caniculaire à Lyon, où de nombreux joueurs pourraient être amenés à partir en cas de non-qualification en coupe d’Europe.

C’est d’ores et déjà le cas d’Houssem Aouar, qui sera vendu par l’OL lors du prochain mercato selon les informations divulguées lundi par le journal L’Equipe. Deux autres dossiers brûlants figurent en haut de la pile sur le bureau de Jean-Michel Aulas, ceux de Moussa Dembélé et de Memphis Depay. Le premier a une cote folle en Angleterre tandis que le second est dans une situation bien particulière car en fin de contrat en 2021. Dans une interview accordée à RTL, Jean-Michel Aulas n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que Memphis Depay pourrait demander à partir si l’OL ne se qualifiait pas en coupe d’Europe via la finale de la Coupe de la Ligue ou plus improbable, en cas de victoire finale en Ligue des Champions.

Quoi qu’il en soit, le dossier du Néerlandais sera bien délicat à gérer selon Bertrand Latour. Sur l’antenne de La Chaîne L’Equipe, le journaliste a estimé que l’OL ne devait surtout pas faire l’erreur de prolonger (et donc de revaloriser) l’ancien attaquant de Manchester United. Sous peine de faire exploser l’équilibre du vestiaire lyonnais. « Pour moi, il faut absolument vendre Memphis Depay car sinon, ce sera zéro euro dans un an. Ou alors tu le prolonges, mais dans ce cas-là, tu vas complètement désorienter la grille de salaire dans ton vestiaire et après ce n’est plus tenable. Parce que si tu veux garder Depay, tu dois l’augmenter » a indiqué Bertrand Latour, avant de conclure.

« Or, il a déjà un très gros salaire. Ensuite, si Dembélé n’est pas parti il va toquer à la porte en réclamant une augmentation, pareil pour Aouar, pareil pour Lopes… Là, on est dans des proportions de dingue. Retenir un joueur qui n’est pas trop chaud pour rester, ce n’est pas bon. D’ailleurs, Aulas y est rarement favorable. Il vaut mieux garder Dembélé qui est un joueur qui marque énormément. En Ligue 1, il a marqué contre toutes les grosses équipes, c’est une idée reçue de dire qu’il ne marque que contre les faibles ». On l’aura bien compris, ce dossier sera le plus brûlant de tous pour Jean-Michel Aulas, très attaché à son nouveau capitaine mais qui ne pourra pas faire n’importe quoi pour le conserver lors du prochain mercato.

 


 

Badiashile à Lyon, ça négocie sec !

Foot01.com

Désireux de renforcer son secteur défensif lors du prochain mercato, l’OL souhaite recruter un joueur complémentaire à Jason Denayer cet été.

L’objectif des dirigeants lyonnais est de s'offrir un défenseur central gauche plutôt jeune et à fort potentiel. La semaine dernière, le journal L’Equipe a évoqué plusieurs pistes, dont celle par exemple menant à Robson Bambu, également ciblé par Lille et Nice. Dans ses colonnes, le quotidien ne confirmait pas la piste Benoît Badiashile, avancée auparavant par TF1. Et pourtant, la première chaîne de France persiste et signe ce mardi au sujet d’un intérêt de l’Olympique Lyonnais pour le prometteur défenseur de l’AS Monaco. Selon Julien Maynard, les discussions se poursuivent dans l’optique d’un éventuel transfert de Badiashile chez les Gones.

Toutefois, l’OL fait face à une rude concurrence dans ce dossier. « A la recherche d’un défenseur central gauche, Lyon poursuit les discussions au sujet de Benoît Badiashile. Valencia, Leverkusen et deux clubs anglais suivent aussi le dossier. Manchester United fait-il partie des clubs anglais intéressés ? Pas à ma connaissance » a indiqué le journaliste, pour qui il est clair que l’Olympique Lyonnais a intégré Benoît Badiashile dans sa short-list de défenseurs centraux dans l’optique du prochain mercato. Reste maintenant à voir quel sera le montant réclamé par l’AS Monaco, en difficulté financière après de gros investissements et une nouvelle saison sans Coupe d'Europe. A en croire le site spécialisé Transfermarkt, le natif de Limoges est estimé à près de 20 ME. Une somme colossale mais pas totalement hors de sens pour un grand espoir français de 19 ans comptabilisant déjà 46 matchs de Ligue 1.

 


 

L’OL était le plan A d’Al-Walid bin Talal !

Butfootballclub.fr

Les rumeurs d’un éventuel rachat de l’OM par Al-Walid Ben Talal se renforcent un peu plus chaque jour. Le club phocéen n’aurait pas été son premier choix…

C’est un ping-pong sans fin… Chaque jour, une nouvelle rumeur naît concernant le rachat de l’Olympique de Marseille par Al-Walid bin Talal. Et le lendemain, le club se fend d’un communiqué pour expliquer que, non, Frank McCourt ne veut pas se défaire d’un actif lui ayant coûté plus de 300 M€… Pourtant, les toutes dernières nouvelles vont encore dans le sens d’un rachat de l’OM par le richissime Saoudien.

Mieux, une rumeur prétend aujourd’hui que l’OL était son premier choix avant de se faire rabrouer par Jean-Michel Aulas, décidément sur tous les fronts depuis quelques semaines. C’est le journaliste de C-News Thibaud Vérizian qui a lâché cette petite bombe lors d’un récent échange avec des supporters.

« Al-Walid bin Talal a décidé de se faire conseiller pour racheter un club, explique notre confrère. Et on lui a dit de foncer sur Lyon, qui est stable et a un superbe centre de formation. Sauf qu’Aulas a été clair, net et précis, c’est non (…) Ses conseillers lui ont alors dit d’acheter l’OM. Ce que je sais, c’est qu’il y a des banques françaises qui sont dans le dossier et qui aident l’Arabie Saoudite à être en lien avec l’OM, à faire des propositions pour que ça soit carré. J’ai eu des confirmations de toutes parts. »

 


 

Aouar, Newcastle se mêle à la concurrence

Foot-sur7.fr

Houssem Aouar est sur la short-list de grosses écuries européennes, dont le Real Madrid, la Juventus ou encore Manchester United. Néanmoins, Newcastle se serait mêlé à la concurrence pour recruter le milieu offensif de l’OL.

Zinedine Zidane du Real Madrid a coché le nom d’ Houssem Aouar. Le meneur de jeu de l’OL a égalent tapé dans l’oeil de Pep Guardiola de Manchester City. La Juventus d'Andrea Agnelli, ami de Jean-Michel Aulas, garde également un oeil sur le joueur formé à l’Olympique Lyonnais. Mais face à ces cadors européens, un surprenant intérêt de Newcastle United est évoqué.

Selon les indiscrétions de plusieurs médias britanniques, les futurs propriétaires des Magpies visent de gros calibres comme Edinson Cavani, Philippe Coutinho, Gareth Bale et Kalidou Koulibaly. Leur objectif ? Construire une équipe capable de redonner des couleurs aux Toon. Et Houssem Aouar, 21 ans, serait également l’une de leurs cibles.

Rappelons que le propriétaire de Newcastle United FC, Mike Ashley est sur le point de céder son club à un groupe d'investisseurs Saoudien. Vu le gros portefeuille des futurs repreneurs du club basé à St James' Park, le tarif de l’international Espoir Tricolore, fixé à environ 50 M€, ne devrait pas les refroidir.

 


 

Gouiri dans le viseur d’un grand nom européen

Butfootballclub.fr

D’après Le Progrès, le Celtic Glasgow avait pris des renseignements auprès de l’OL pour un transfert d’Amine Gouiri.

Apparu à seulement cinq reprises en 2019-20 avec l’Olympique Lyonnais, Amine Gouiri (20 ans) fait l’objet de nombreuses rumeurs pour cet été. Proche d’un prêt à Nîmes, évoqué l’hiver dernier du côté du FC Nantes, cité aux Girondins de Bordeaux il y a peu, le jeune attaquant lyonnais suscite bien des convoitises.

D’après « Le Progrès », l’intérêt pour le Berjallien dépasse même les frontières puisque le Celtic Glasgow songerait à lui pour remplacer Odsonne Edouard en cas de départ. Si les Bhoys étaient très chauds pour l’accueillir, ils auraient cependant été refroidis par le prix demandé par l’OL. Prix que le quotidien régional ne précise pas mais qui serait de l’ordre d’une vingtaine de millions d’euros.

Toujours selon « Le Progrès », Amine Gouiri n’est pas dans l’optique d’un départ, persuadé qu’il aura sa chance de s’imposer au sein de son club formateur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il avait refusé de filer en prêt chez les Crocos lors du mois de janvier…

 


 

Les recours de Jean-Michel Aulas examinés d’ici à fin mai ?

Butfootballclub.fr

Désireux d’aller vite, Jean-Michel Aulas (OL) a fait passer ses recours en référé devant les tribunaux. Une réponse rapide de la justice est attendue.

En croisade depuis l’annonce par la LFP de l’arrêt de la saison en Ligue 1 et d’un classement figé à l’issue de la 28e journée, Jean-Michel Aulas gesticule beaucoup dans les médias. Une attitude qui agace visiblement beaucoup de ses confrères, lesquels n’hésitent plus à la balancer des piques par journaux interposés.

Au delà du cirque médiatique, JMA mène pourtant un vrai combat pour son OL mais devant les tribunaux administratifs où deux recours ont été déposés pour dénoncer l’arrêt prématuré de la saison et la façon dont le classement final a été entériné.

Interrogé par l’AFP, le président de l’OL a visiblement fait des requêtes en référé puisqu’une première décision de justice devrait tomber « avant la fin mai » selon ses propres dires. Désireux de se battre pour que Lyon se qualifie pour l’Europe pour la 24e saison consécutive, Aulas attendra à défaut une compensation économique pour le préjudice subi…

 


 

La petite vengeance de la Ligue 1 contre Jean-Michel Aulas

Leparisien.fr

Le 30 avril, la Ligue de football professionnel a mis fin à la saison et validé un classement en Ligue 1. Une fronde anti-Aulas a permis à ses détracteurs de se mettre d’accord sur le scénario retenu.

Le 30 avril dernier, le bureau puis le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel (LFP) ont mis fin à la saison 2019-2020 et validé un classement. L'instance a retenu la 28e journée de Ligue 1 au quotient, soit le « rapport entre le nombre de points marqués et le nombre de matchs disputés (arrondi à la 2e décimale) » selon le procès-verbal de la LFP que nous nous sommes procurés. La 28e journée est la dernière disputée à ce jour (du 6 au 8 mars), sans Strasbourg-PSG, reporté (à jamais) en raison de la pandémie, déjà active à l'époque.

Au conseil d'administration, précise le PV, ce classement final a été adopté « à l'unanimité moins 3 voix contre et deux abstentions ». Sans surprise Bernard Joannin, président d'Amiens, Waldemar Kita, de Nantes, et Marc Ingla, directeur général de Lille, ont voté contre. Parmi les abstentionnistes se trouve Gilbert Thiel, ancien juge antiterroriste et membre du collège des indépendants. Joannin et Kita militaient pour un classement à la journée 19.

Un conseil d'administration joué d'avance

À mi-saison, Amiens était 17e et premier non-relégable quand les Canaris étaient 6e. Ingla, au nom de Lille et de son président Gérard Lopez, estimait « qu'il existe de multiples preuves statistiques qui démontrent qu'au cours des dix dernières années, le classement sportif a beaucoup évolué entre la 28e journée et la 38e journée », selon le PV. Il proposait donc de s'en remettre à une méthode mathématique pour calculer le classement final. Lequel aurait, bien sûr, permis aux Dogues de décrocher la Ligue des champions, finalement « obtenue » par Marseille et Rennes.

Mais le bureau, comme le conseil d'administration, était joué d'avance. Ce sont quelques jours auparavant que des présidents — principalement Nasser Al-Khelaïfi (PSG), Jacques-Henri Eyraud (OM), Jean-Pierre Rivère (Nice), Frédéric Longuepée (Bordeaux), Nicolas Holveck (Rennes), Loïc Féry (Lorient) et Bernard Caïazzo (Saint-Etienne) qui partagent tous un groupe WhatsApp commun — ont arrêté la J28 au quotient. Outre que ce classement final servait leur intérêt individuel (Paris et Lorient champions, OM et Rennes en Ligue des champions, Nice européen, Saint-Etienne maintenu), il avait un autre mérite.

La J19 n'a jamais été vraiment débattue. L'option a seulement été mise sur le tapis pour ne pas froisser Waldemar Kita. Le vrai débat s'est concentré autour de deux solutions : la 27, la dernière journée disputée en entier lors de la saison 2019-2020, ou la J28 avec quotient, qui possédait aussi l'avantage d'aligner la décision de la Ligue sur celle de la Fédération, qui a procédé ainsi après l'arrêt de ses compétitions chez les amateurs. Entre les deux choix, une énorme différence : à la J27, Lyon était 5e et en Ligue Europa ; à la J28 quotient, il n'était plus que 7e et qualifié pour rien.

Un vote anti-Aulas

Le football français s'est ainsi mis d'accord sur le second scénario pour écarter Lyon d'une place européenne parce qu'ils n'en peuvent plus de Jean-Michel Aulas, le président de l'OL. Ils l'ont lâché, épuisés par ses volte-face successives et l'érosion de son influence. L'agacement, l'irritation parfois la haine suscitée par le médiatique dirigeant rhodanien a ainsi achevé de convaincre les présidents de retenir la J28 avec quotient.

Tous lui en veulent pour des raisons précises. Les combats des dernières semaines d'Aulas l'ont desservi. Al-Khelaïfi en a assez des propos d'Aulas sur le modèle du PSG, détenu par le Qatar. Caïazzo est un ennemi intime, tout comme Eyraud, qui le déteste de toutes ses forces. Quant à Rivère, qui cherche toujours à se mettre dans les pas du président du PSG par courtisanerie, il a foncé dans cette fronde avec le seul classement disponible qui lui permettait d'accéder à l'Europa Ligue sous conditions.

C'est donc un vote anti-Aulas qui a motivé les membres des instances, plus qu'horripilés par ses initiatives pendant la crise sanitaire. En prônant la saison blanche puis en demandant de se fonder sur le classement… de la saison dernière (2018-2019), en changeant tout finalement pour adopter le calendrier calqué sur l'année civile pour enfin, goutte d'eau qui a fait déborder le vase, développer un projet fantaisiste de playoffs et playdowns, Aulas a perdu tout son crédit politique. Le plus grand dirigeant de Ligue 1 de ces 25 dernières années a fini par user tous les membres de son écosystème. Aujourd'hui encore, il hurle seul, multipliant les recours devant les tribunaux contre la décision de la Ligue. Entre Aulas et les autres, les désaccords et les divergences risquent de continuer et peut-être de s'aggraver.

 

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Last modified on mercredi, 13 mai 2020 12:50