L'actu du Vendredi 9 Mars

A voir aussi... CSKA Moscou 0-1 OL : L'After

Marcelo, le retour du patron

Maxifoot.fr

En plein doute ces dernières semaines à la suite de plusieurs erreurs de sa part, le défenseur central Marcelo (30 ans, 38 matchs et 2 buts toutes compétitions cette saison) a sonné la révolte en inscrivant le but de la victoire de l’Olympique Lyonnais face au CSKA Moscou (1-0) jeudi en 8e de finale aller de la Ligue Europa. Lorsque les journalistes lui ont demandé s’il s’agit du retour du patron, le Brésilien, auteur aussi d’un bon match défensivement, a préféré ironiser.

"Je suis de retour dans le business. (…) Il y a quelques semaines, on disait que je n'étais plus le boss et maintenant je le suis redevenu ?, s’est demandé l’ancien joueur du Besiktas dans des propos rapportés par L’Equipe. Tout le monde fait des erreurs, c'était juste un match (contre Monaco, 2-3, ndlr). Je l'ai accepté, c'était ma faute mais je suis revenu."

Certainement pas une bonne nouvelle pour les attaquants adverses.

 


 

Lopes voulait un 2e but

Footmercato.net

Vainqueur pour la première fois de son histoire en Russie, l’Olympique Lyonnais a dominé le CSKA Moscou (1-0). Une prestation solide sur laquelle est revenu Anthony Lopes. Le portier des Gones s’est satisfait de la performance de son équipe comme le relaye L’Equipe : « On est satisfaits surtout défensivement, car c’était important de ne pas prendre de but. On a été très costaud, on a subi par moments mais nous avons mis les ingrédients pour ne pas encaisser de buts. »

Grâce à ce succès, Lyon a fait un premier pas vers les quarts de finale de Ligue Europa. Pour autant, Anthony Lopes ne veut pas sombrer dans l’excès d’optimisme. Le gardien lyonnais regrette même un petit manque de réalisme dans le dernier geste qui aurait pu accoucher d’un nouveau but : « C’est important pour la suite, mais il ne faut pas croire que tout est arrivé. Ça nous permet d’être positionnés pour le retour, mais il y avait aussi de la place pour en mettre un deuxième. Il faudra maintenant terminer le travail au retour dans une semaine. »

 


 

Ménès composte quasiment le ticket lyonnais en Ligue Europa

Butfootballclub.fr

Vainqueur sur la pelouse du CSKA Moscou (1-0), l’OL a fait un grand pas vers sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. Statistiquement, les hommes de Bruno Genesio ont désormais 88% de chances de qualification.

Commentant la victoire rhodanienne en Russie, la première de son histoire sur un terrain « mi-plage mi-pelouse », Pierre Ménès se veut relativement confiant pour la suite : « Légèrement dominé aux points en première période, avec deux frappes moscovites bien repoussées par Lopes, l’OL a fait la différence après le repos et sur coup de pied arrêté, grâce à une tête victorieuse de Marcelo à la réception d’un corner tiré par Memphis. Du point de vue du jeu, c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de ce match. Par un froid polaire et sur une pelouse aussi infâme, les Lyonnais ont assuré l’essentiel et ont par la même occasion mis fin à leur série de matchs sans victoires. De quoi redonner un peu d’allant et de confiance aux Rhodaniens, qui peuvent espérer se qualifier en finissant le boulot jeudi prochain au Groupama Stadium ».

 


 

Indice UEFA : L'OL et l'OM font un bien fou à la France

Foot01.com

La réforme des Coupes d’Europe rend l’indice UEFA moins important que par le passé, mais il y a quand même un enjeu capital dans cette fin de saison européenne. Pour conserver une cinquième place au classement général des pays sur les cinq dernières années, la France se doit de rester devant une Russie de plus en plus menaçante, afin de notamment préserver la possibilité d’avoir trois clubs directement qualifiés en Ligue des Champions en cas de circonstances favorables. Cette semaine a été plutôt bonne, malgré l’élimination du PSG. En effet, les trois clubs russes ont perdu, et l’OM ainsi que l’OL se sont imposés, ce qui devrait suffire pour garder cette cinquième place.

Indice UEFA de la saison 2017-18

1°) Angleterre 17,785
2°) Espagne 15,428
3°) Italie 14,833
4°) Russie 11,600
5°) France 10,000
6°) Portugal 9,166
7°) Ukraine 8,000
8°) Autriche 8,000
9°) Allemagne 8,000
10°) Chypre 7,000

 


 

Geubbels, exemple révélateur d’un modèle de formation mis à mal

Football365.fr

15 ans et 326 jours. A cet âge-là, les jeunes passent le brevet en juin. Pas Willem Geubbels. L’été dernier, après avoir effectué la préparation d’avant-saison avec le groupe professionnel de l’Olympique Lyonnais, le jeune attaquant en est devenu le buteur le plus précoce, à l’occasion d’un match amical contre Bourg-en-Bresse. Natif de Villeurbanne, fils d’un éducateur de la Duchère, Willem Geubbels avait l’ADN OL. Et tout pour en incarner la réussite de son académie. Sauf que ces derniers jours, les négociations autour de la signature de son premier contrat pro ont capoté. « Extrêmement déçu », comme il l’écrit dans son communiqué, le club rhodanien va donc perdre une pépite dont le contrat aspirant se termine en juin 2019. Et Monaco est déjà sur les rangs.


« Cela reste un épiphénomène »


Quitter son club formateur avant même d’y signer un contrat professionnel, c’est une pratique qui n’est pas nouvelle. Le cas le plus connu reste sans doute à ce jour celui de Kingsley Coman, qui avait quitté le PSG pour la Juventus Turin à l’été 2014. De nombreux clubs sont touchés. Dernièrement, Ouest-France a révélé que le Stade Rennais était en difficulté sur le dossier d’un de ses plus sérieux espoirs, Wilson Isidore. « On le voit de plus en plus, mais ça reste un épiphénomène, tempère Sylvain Prcic, agent de joueurs. La majorité des jeunes joueurs se sentent quand même redevables de leur club formateur. Cela concerne vraiment des joueurs très, très talentueux, qui sont donc très convoités. Dès qu’il y a un enjeu, il y a beaucoup d’argent, et donc beaucoup de personnes derrière. »


« Humainement, cela a été difficile pour l’éducateur que je suis »


Il y a d’un côté l’argument économique. Mais d’autres privilégient le temps de jeu ou l’ambition sportive. « Souvent, ce n’est pas l’ambition sportive qui les fait partir, mais l’argent », assure Eric Hély d’un ton laconique. Le directeur du centre de formation de Sochaux maîtrise bien le sujet. En fin de saison dernière, Ibrahima Konaté a repoussé les offres du FCSM pour signer son premier contrat pro au RB Leipzig, après seulement une petite dizaine d’apparitions en L2. « Humainement, cela a été difficile pour l’éducateur que je suis. Quand tu formes un gamin, tu ne rêves que d’une chose : le voir jouer en équipe première. Et pour le directeur du centre, c’est un problème économique, car cela met en danger ton système. » Tout l’enjeu est là. Pour un club comme l’OL, la perte de Willem Geubbels se résumé « seulement » à la perte d’un talent potentiel. Pour les berceaux de la formation, comme Sochaux, Auxerre ou Le Havre, c’est un modèle économique qui est en jeu.


« On s’est posé la question de continuer la formation »


« Si les pépites qui te rapportent de l’argent partent, ton modèle ne tient plus. Le modèle, c’est former, mettre en valeur, puis vendre », rappelle Eric Hély. Au 21eme siècle, le club franc-comtois a vendu pour environ 70 millions d’euros, selon les chiffres de Transfermarkt, de joueurs formés au club. Pour Le Havre, c’est à peine moins. Mais son ancien président Jean-Pierre Louvel se souvient que la question de l’utilité de poursuivre la mission de formation s’est posée : « Heureusement, la FIFA a instauré les 5% de droits sur les transferts. Il y a aussi eu la protection financière à ce niveau-là avec les indemnités de formation. Cela a permis d’éviter, non pas les départs, mais que leur impact soit trop fort pour qu’on abandonne la formation. Nos supporters nous ont reproché de laisser partir nos jeunes trop vite, mais cela a permis à des clubs comme Le Havre, Sochaux ou Auxerre de tenir leurs budgets. »


La loi française dans le viseur des clubs formateurs


Quelles solutions existent aujourd’hui pour endiguer le phénomène ? La protection des joueurs mineurs en premier lieu. « Même pour des matchs U15, il y a beaucoup de monde autour du terrain », reconnait Sylvain Prcic. Mais surtout, l’assouplissement de certaines règles. Actuellement, la FIFA interdit les contrats de plus de trois ans pour les joueurs de 16-18 ans. A cet âge, tous les pays sont donc sur un pied d’égalité. Mais entre 18 et 20 ans, c’est la loi française qui prend le relais, en interdisant là aussi les premiers contrats professionnels d’une durée supérieure à trois ans. Ce qui n’est pas le cas à l’étranger, et les clubs anglais, allemands ou italiens en profitent. Ce n’est qu’à partir de 20 ans qu’un club français peut proposer un premier contrat pro d’une durée de cinq ans par exemple. Les clubs se sont battus pour faire évoluer cette exception française. Sans succès. « J’avais le sentiment qu’on n’était pas loin d’un accord avec les joueurs sur l’aspect des cinq ans, mais ils demandaient des choses impossibles en contrepartie », se souvient Jean-Pierre Louvel. Joint par nos soins, l’UNFP, le syndicat des joueurs, n’a pas souhaité nous répondre.


« On est obligé de faire signer pro des gamins de 17 ans »


Alors les clubs formateurs tentent de trouver des solutions en interne. Et les contrats professionnels signés avant la majorité, pour « bloquer » le joueur, se multiplient. Parfois même avant d’avoir fait ses preuves en équipe première, ce qui était la règle il y a encore quelques années. « On est obligé de faire signer pro des gamins de 17 ans, c’est la seule solution, regrette Eric Hély. Psychologiquement, ce n’est pas préférable. Ce n’est pas simple à gérer. Le joueur signe professionnel sur un potentiel, alors que le potentiel est encore à développer. » A Sochaux par exemple, cinq jeunes pros n’ont pas disputé la moindre minute en Ligue 2 cette saison. « C’est une hérésie, peste Jean-Pierre Louvel. Le joueur se croit pro avant même d’être pro. Il considère qu’il peut avoir les mêmes droits que les pros, alors qu’il n’a parfois même pas joué en équipe première. C’est une grave erreur et ça ne résout pas le problème… » Née dans les années 1970, la formation à la française a toujours été saluée. Aujourd’hui, elle doit (un peu) se réinventer.

 


 

Ce patron gueulard qui a montré l'exemple à Moscou

Foot01.com

Pas vraiment ami avec Jean-Michel Aulas ces derniers temps, Nicolas Puydebois est coupable aux yeux du président lyonnais de trop critiquer le club rhodanien. Cela n’empêche pas l’ancien gardien lyonnais de continuer à suivre son club de cœur et de livrer son analyse pour le site Olympique et Lyonnais. Après la victoire arrachée à Moscou, l’ancienne doublure de Grégroy Coupet a trouvé des circonstances atténuantes au jeu confus de son équipe, et a mis en avant les ingrédients trouvés par l’OL pour aller chercher une précieuse victoire. Il a surtout rendu hommage à Anthony Lopes, impérial sur quelques ballons chauds ce jeudi.

« Souvent en difficulté pour faire du jeu sur une pelouse parfaite au Groupama Stadium, il était compliqué de produire du jeu dans pareilles conditions. Un terrain sablé sûrement gelé par les -8 degrés affichés au thermomètre. Des conditions compliquées pour pratiquer un beau football. A défaut d’être flamboyant, l’OL a effectué un match solide. Concentrés et appliqués, les Lyonnais, même s’ils ont concédé plusieurs occasions, se sont montrés solidaires pour défendre jusqu’au coup de sifflet final leur avantage. Beaucoup d’efforts déployés dans le repli défensif. Lopes, notre capitaine du soir a été costaud au cours d’une rencontre où il a du s’employer rapidement. Solide de bout en bout, il a du faire encore trois, quatre interventions déterminantes et rassurantes dans des conditions climatiques très difficiles pour un gardien de but », a souligné Nicolas Puydebois, pour qui le Portugais a porté avec honneur le brassard de capitaine, et a su se montrer rassurant tout au long de la rencontre. Une bonne chose pour Lopes, qui avait mis la pression à tout le monde avant le match en demandant un engagement total et un grand sérieux à ses coéquipiers.

 


 

La presse boycotte la conf'

Maxifoot.fr

Les journalistes qui suivent l'Olympique Lyonnais ont peu apprécié les récentes piques de Jean-Michel Aulas sur Twitter. De ce fait, les médias ont boycotté la conférence de presse ce vendredi après avoir lu un communiqué devant Lucas Tousart, joueur choisi pour parler du prochain match contre Caen, dimanche (17h).

"Suite à la communication ces jours-ci de Jean-Michel Aulas sur Twitter, communication malveillante, mensongère et indigne d'un président de club à l'égard de consultant puis d'un journaliste avec notamment la complicité présumée d'un partenaire majeur du club, les médias qui suivent l'Olympique Lyonnais ont décidé en signe de protestation de passer sous silence son actualité d'ici au match face à Caen dimanche. Par conséquent, nous ne participerons pas à cette conférence de presse, désolé... Ce n'est évidemment ni contre toi, ni contre votre staff. Merci de votre compréhension."

Le président de l'OL avait attaqué récemment Nicolas Puydebois (voir la brève du mercredi 7/03), consultant pour Olympique et Lyonnais, et il avait sous-entendu que des journalistes du Progrès avaient voyagé à Moscou, pour le match de Ligue Europa, au frais du club, alors qu'ils ont bien payé leur déplacement.

 

A voir aussi... CSKA Moscou 0-1 OL : L'After

 

Last modified on vendredi, 09 mars 2018 17:30